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Histoire

L’historien et les mémoires de la Seconde guerre mondiale

Cette étude de cas propose d’aborder l’histoire des mémoires de la Guerre d’Algérie et s'inscrit dans le thème "les mémoires : lectures historiques".  Le professeur choisit de traiter l’historien et les mémoires de la Seconde guerre mondiale ou l’historien et les mémoires de la guerre d’Algérie.

L’historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale

Cette étude de cas propose d’aborder l’histoire des mémoires de la Seconde Guerre mondiale et c’est avant tout l’évolution des mémoires de la Résistance, de la collaboration et des génocides qui sont au centre des questionnements dans cette leçon.

Les grandes lignes de ce thème sur la seconde guerre mondiale 

Il est ici fondamental de bien faire la distinction entre les mémoires et le travail des historiens.

Les mémoires 

Les mémoires peuvent se définir par l’ensemble des souvenirs d’un individu, d’une collectivité, de moments vécus ou appropriés par transmission, à l’école, par les médias, par les témoignages. La mémoire est donc une représentation du passé, d’un événement historique ; elle peut être mouvante et est subjective.

L'histoire

L’histoire est une discipline scientifique qui tente  de transmettre une vérité objective en préservant les principes de la contextualisation et non de ramener le passé vers le présent dans des objectifs moraux.

Le travail des historiens a été de mettre en lumière la manière dont la mémoire de la Seconde Guerre mondiale a été entretenue.

Ainsi, après la guerre, le Général de Gaulle entretient le souvenir d’une France combattante, d’une France résistante, ceci dans le but de favoriser l’unité nationale rompue par les « années noires » de l’occupation. Le Général de Gaulle crée ainsi le mythe d’une France très majoritairement résistante, mythe repris également par le parti communiste.

De ce mécanisme, l’historien Henri Rousso formule la notion de résistancialisme qui induit sinon l’oubli tout au moins l’occultation des génocides juif et tsigane, et d’une manière générale de pans entiers  de la collaboration de la France durant la Seconde Guerre mondiale.

Cette mémoire résistancialiste perdure jusque dans les années 60.

A partir des années 70, on assiste au « réveil des mémoires ». De nombreux acteurs cherchent à mettre en lumière les évènements occultés. A ce titre, les historiens jouent un rôle essentiel. En 1973 est publiée « La France de Vichy », de Robert Paxton qui revisite l’histoire de la France occupée. Cet essai permet de démonter le mythe résistancialiste et de relancer la recherche historique sur la période.

C’est durant cette période des années 70-80 que d’autres acteurs permettent de revenir sur des évènements tragiques de la Seconde Guerre mondiale :

Enfin, dans les années 90, on assiste à une incursion de plus en plus vive des mémoires dans la société, notamment par le biais du vote de lois dites mémorielles. 

C'est le cas de la loi Gayssot (1990) qui réprime le racisme, l’antisémitisme ainsi que la contestations des crimes contre l’humanité. 

Le rapport des sociétés à leur passé

Une autre étape importante est franchie avec la reconnaissance, par Jacques Chirac, dans son célèbre discours du 16 janvier 1995, de la responsabilité de la France dans la Shoah.

Cette période est aussi marquée par les débats suscités par l’engagement de l’Etat dans la construction mémorielle. De nombreux historiens, sans remettre en question toute construction mémorielle, critique le fait que celle-ci passe par une législation trop injonctive et limite ainsi le libre-arbitre. 

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