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Géographie

Processus, acteurs, débats

Première question du thème sur les dynamiques de la mondialisation. 

La mondialisation en fonctionnement

La mondialisation : un phénomène ancien

Les élèves doivent comprendre, comme l’indique les intitulés du programme, que ce phénomène est en fonctionnement et en constante évolution dans la mesure où :

Néanmoins, si le processus de la mondialisation inclus de nombreuses sociétés, il génère également des inégalités suscitant ainsi de nombreux débats. 

Il est le plus souvent convenu que la découverte puis la colonisation de l’Amérique par les Européens constitue un point de départ de  la mondialisation. Les échanges entre l’Europe, l’Amérique, et les autres continents deviennent de plus en plus réguliers, la mondialisation est dès lors commerciale, mais également culturelle.

Lors des grandes phases d’industrialisation, aux XIXe et XXe sièclesles flux de biens, de personnes, de capitaux s’internationalisent. Cependant, la première moitié du XXe siècle est marquée par la grande dépression des années 30 et les deux guerres mondiales. Ces évènements ont considérablement contribué à ralentir le processus. 

Le processus redémarre après la Seconde Guerre mondiale. 

Les échanges commerciaux s’intensifient. Le libéralisme économique est progressivement adopté par de nombreux Etats.

De grandes organisations économiques mondiales sont alors créées afin de réorganiser les échanges commerciaux:

A partir des années 1970, se développent des « firmes globales » qui pratiquent la stratégie de la nouvelle division internationale du travail que nous avons présentés lors de l’étude de cas.

Ces firmes globales sont aussi appelées transnationales. Elles profitent de la dérégulation (abaissement des barrières douanières, privatisation d’entreprises, augmentation des flux de capitaux…) pour multiplier les implantations sur des territoires attractifs.

Les années 90 correspondent à une période d’intensification des flux en raison de la modernisation des transports mais aussi celle des nouvelles technologies de l’information et des communications. Ces progrès techniques se traduisent par l’installation des réseaux planétaires divers, d’informations, de biens, de capitaux. 

Les stratégies des firmes transnationales, leurs facultés à s’affranchir des frontières et leurs gigantesques capacités d’investissements en font des acteurs essentiels de la mondialisation.

Le rôle des Etats

Cependant, les acteurs institutionnels jouent également un rôle fondamental. Ainsi les Etats préservent des compétences essentielles dans le processus de la mondialisation : ils réglementent, fiscalisent, maintiennent l’ordre, sécurisent, parfois interviennent militairement afin de sécuriser, par exemple, les grandes voies maritimes.

Ils participent également à l’aménagement de grandes infrastructures permettant de connecter leur territoire aux grands réseaux mondiaux. 

Voici un schéma rappelant les principales actions pouvant être menées par l’Etat : 

Rôle des Etats

Et des organisations internationales et régionales 

Les grandes organisations internationales participent également au processus de la mondialisation.

Par exemple, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) entend faciliter les échanges en tentant de réduire les contraintes commerciales (tarifs douaniers…).

Les organisations régionales, comme l’Union européenne, l’Association de libre échange nord-américain ont mis en œuvre des principes commerciaux permettant d’intensifier le commerce à l’intérieur de ces espaces.

Aujourd’hui, la plupart des Etats sont plus ou moins impliqués dans la mondialisation (164 pays sont membres de l’OMC), ce qui signifie que ceux-ci ont mis en œuvre des pratiques libérales et cherchent ainsi à s’intégrer dans l’espace mondial. Ces stratégies, si elles peuvent permettre une croissance économique, suscitent également de nombreux débats.

Les termes des débats sont nombreux :

Les effets de l’industrialisation, de l’exploitation des ressources naturelles sont devenus des problèmes globaux.

Des associations, des organisations non gouvernementales (ONG) peuvent proposer des modes de développement alternatif, une mondialisation dont les règles ne seraient pas la recherche absolu du profit.

Ces mouvements que l’on qualifie d’altermondialistes peuvent faire la promotion d’un commerce plus équitable (éthicable), de modes de production et de commercialisation permettant, par exemple :

COP 21

Les problèmes sociaux et environnementaux liés à la mondialisation ont fait prendre conscience aux différents acteurs (Etats, Organisation intergouvernementales et organisations non gouvernementales) de la nécessité de mettre en œuvre une gouvernance mondiale susceptible de régler des problèmes globaux que les Etats ne peuvent régler seuls.

Les conférences des parties qui se tiennent chaque année en sont un exemple, la plus connue à ce jour, pour les Français, est la 21e, elle s’est tenue à Paris en 2015 (COP 21).

Des conseils pour travailler la question de la mondialisation

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