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Histoire

Médias et opinion publique dans les grandes crises politiques en France depuis l’affaire Dreyfus

Pour cette question, il s’agira d’étudier comment, en France, depuis l’Affaire Dreyfus, les médias contribuent à la formation de l’opinion publique dans le cadre de plusieurs grandes crises politiques qui ont ébranlé, voire menacé la République.

Cette approche doit permettre de montrer que l’intervention des médias lors de ces grandes crises a éveillé les consciences et permis le débat démocratique impliquant ainsi de nombreux français.

Ces études successives doivent également permettre de constater comment la diversification et la modernisation des médias ont contribué à la formation de l’opinion publique. 

Quelques crises politiques majeures 

Plusieurs exemples de crises sont proposés dans le programme, le professeur doit choisir, selon les textes officiels, d’en développer quelques uns, à son choix. Il ne s’agit pas ici, d’étudier l’histoire de ces crises, mais de les considérer comme cadre de l’étude de la question proposée ; il est cependant évident qu’il faudra en connaitre les principales étapes.

L'affaire Dreyfus

La première crise proposée est l’Affaire Dreyfusdébutée en 1894, elle se déroule dans un contexte favorable au développement de la presse : 

Les Français ont donc pu suivre de près cette affaire où les défenseurs de Dreyfus et les antidreyfusards s’opposent. Elle constitue une crise majeure dans l’histoire de la République française et de la démocratie.

Cette opposition est largement relayée, voire créée par la presse puisque de nombreux journaux prennent position. C’est ainsi que l’Aurore publie le célèbre J’accuse d’Emile Zola qui soutient alors le capitaine DreyfusLa Libre Parole, d’Edouard Drumont constitue pour sa part le principal journal antidreyfusard.

Ces prises de position suscitent le débat et contribuent à la formation de l’opinion publique.

En cela, le traitement de cette crise par la presse constitue un modèle, dès lors, les grandes crises sont les sujets de prédilection des médias qui en se diversifiant questionnent sur l’autonomie de l’opinion publique. 

L'aurore

La libre parole

Le Petit journal

La crise du 6 février 1934

La crise du 6 février 1934 est l’aboutissement de l’exacerbation de mouvements antiparlementaires.

Elle se traduit par une journée de manifestations qui dégénèrent et qui sont violemment réprimées par les forces de l’ordre.

La comparaison des unes des journaux au lendemain de l’événement doit permettre de constater la diversité des opinions. 
Ainsi, les journaux de gauche évoquent une menace fasciste, antiparlementaire, antirépublicaine, alors que certains journaux de droite accusent les communistes d’être responsables des actions violentes faisant ainsi craindre un danger révolutionnaire.

Durant cette crise, la radio, si elle est écoutée, reste d’abord un média de divertissement. Cependant, elle relaie également les évènements, mais sous le contrôle de l’Etat qui justifie la répression policière comme le moyen de sauver la République.

En France, comme ailleurs, la diffusion de l’information par la radio est alors contrôlée de près, pour de nombreuses années encore.

La défaite de la France

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