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Le socle commun

L'interdisciplinarité

Les nouveaux programmes insistent sur l’interdisciplinarité pour donner plus de sens aux apprentissages.

A l’école, ce qui est appris par votre enfant n’est pas uniquement ce qui lui est enseigné, et c’est en le plaçant en situation de devoir « faire lui-même » qu'il apprend.

La connaissance s’acquiert par l’expérience, tout le reste n’est que de l’information.

Albert Einstein.

La priorité des nouveaux programmes reste l’acquisition des savoirs fondamentaux, sans lesquels aucune autre compétence ne peut être construite (le français et les mathématiques), mais ils prennent également en compte les apprentissages menés par les  élèves.

C’est aux professeurs que revient le soin d’alterner dans leur enseignement les temps réservés aux apprentissages spécifiques des disciplines - qui permettent d’acquérir les connaissances fondamentales - et les situations d’apprentissage dites « complexes », qui offrent aux élèves l’occasion de l’utiliser dans une situation nouvelle ou inédite, ayant du sens.

Exemple au cycle 3, d’un travail de groupes en géographie, sur le découpage administratif de la France en régions

Les élèves auraient à répondre à une question telle que : « Pourquoi la France compte-t-elle 13 régions métropolitaines depuis le 1er janvier 2016 ? Comment fonctionne une région ? etc..».

Carte des régions

A l’aide de documents variés fournis par l’enseignant (textes documentaires, cartes, photographies, graphiques, etc.) ou de recherches sécurisées sur internet, les groupes d’élèves, guidés par des questionnaires, élaborent eux-mêmes les réponses attendues qui leur servent ensuite à rédiger une trace écrite, qui pourra ensuite être communiquée à la classe sous la forme d’un exposé, saisi au traitement de texte et enrichi de documents numériques ou de sons.

Ainsi, non seulement les élèves ont eu l’occasion de réinvestir en situation, des compétences spécifiques à la discipline de la géographie préalablement  apprises (savoir employer le vocabulaire de la géographie, savoir lire une carte, un plan ou une photographie, savoir distinguer le temps de l’observation d’un document et celui de l’explication d’un phénomène, etc.). Ils ont également amélioré des compétences transversales, telles que la maîtrise du français (à l’écrit comme à l’oral) et celle des mathématiques (avec la lecture et les calculs sur de grands nombres, la lecture de graphiques et de diagrammes, etc.).

Ce travail de réflexion leur a également permis de tisser des liens avec le programme d’histoire (repères historiques sur l’acquisition des différentes régions, création des régions et loi de décentralisation de 1982, etc.) et celui de l’enseignement moral et civique (en lien avec la définition de la démocratie représentative et le rôle des élus locaux). 

Enfin, ils ont appris à planifier et se répartir les tâches, à collaborer entre eux durant les moments de recherche et de mise en commun, y compris à l’aide des outils numériques, à tenir des délais de réalisation, etc.

A l’issue de ce travail, les élèves ne sont pas seulement évalués sur leurs connaissances quant aux régions françaises, mais également sur les savoir-faire et les attitudes qu’ils auront mis en pratique.

Ce type d’enseignement, centré sur une participation active des élèves, dans le cadre d’un croisement des disciplines, donne du sens à leurs apprentissages.

En évaluant les élèves sur ces nouveaux types de performances, l’enseignement par tâches complexes ou projet permet de multiplier leur motivation à progresser et s’engager.